• Support de formation 2018-2019

Séance 1

Cours et TP du semestre 2 du DUT Infocom option publicité : 

  • Culture Numérique M2204 - 20h
  • Multimédia et Web M24P06 - 16h 

Déroulement des cours du 11/02/2016 (séance 1)

  • marchés du web en France
  • Un site web c'est quoi 
  • webmarketing
  • métiers du web
  • conduite de projet web
  • étapes des projets web 
  • spécifications site web 

1. Présentation  

 

2. Les marchés de la création de site web en France 

Actuellement en France, trois catégories de prestataires sont nettement identifiables ils correspondent à 3 segments de clients assez caractérisés :
  • les créateurs de sites web destinés aux PME et PMI. Ce sont des sociétés de taille importante et dont les offres sont standard, peu personnalisées et sans réel suivi. Pratiquant des tarifs parfois abusifs, ces "usines à sites web" sont peu recommandables.
    • Leur nombre s'est considérablement réduit depuis 2 années suite à des dépots de bilan à cause d'absence de visions industrielles ou de modèles économiques reposant uniquement sur le processus de vente 
    • Les acteurs de l'économie classique (pages jaunes, Publicis Webformance) en ont profité pour récupérer leurs clients 
  • les créateurs de sites web destinés aux grandes marques. Ces agences, réels spécialistes du e-marketing, ont un positionnement similaire aux agences de communication mais ne se concentrent que sur un seul support : la toile.
    • localisées à Paris essentiellement elles travaillent quasi exclusivement pour les grands comptes 
    • elles se doivent d'être à la pointe de toutes les nouveautés techniques ou marketing 
    • ce marché est déjà mature et il est difficile de se créer maintenant une place au soleil 
  • une multitude de petites agences web et web designers indépendants. Leurs clients vont du petit commerçant aux grandes marques. Ces prestataires misent généralement sur la proximité, le suivi personnalisé et l'originalité créative ou stratégique.

Je me permets d'ajouter à ces 3 catégories dont l'activité principale est la création de site web et le webmarketing une catégorie disparate de prestataires dont la création web n'est qu'une activité secondaire (qui viennent quelque peu "polluer le marché" : 
  • Agences de communication,
  • Développeurs indépendants,
  • Imprimeurs,
  • Les Pages Jaunes,
  • Sociétés d’informatique,
  • Votre cousin ou votre belle sœur,…

2.1. Un secteur économique relativement immature 

Le marché de la création de sites web semble relativement immature en France contrairement à d'autres pays européens, quelques arguments allant dans ce sens...
 
  • Des tarifs extrêmement variables
  • Des 100aines d’acteurs plus ou moins spécialisés : agences web, agences de web marketing,...
     


 
  • Des outils et méthodes de conception et de réalisation encore très variables et parfois rétrogrades
  • Une insatisfaction fréquente des clients des agences
  • Une adoption incomplète par les entreprises françaises (entre 60 et 70% de taux d'équipement en sites web)

2.2. Un secteur économique à fort potentiel de développement 

Le rapport Mc Kinsey a fait pas mal de bruit lors de sa publication... Cf
Son contenu fut repris par certains journalistes... Comme Jean-Marc Vittori dans "Les Echos"

Un peu comme si nous étions en 1911, deux ans avant qu'Henry Ford ait l'idée d'employer l'électricité pour faire tourner une chaîne de montage [...] La révolution industrielle d'Internet commence à peine.

 

Ce secteur spécifique possède un fort potentiel de développement.

Les besoins les plus évidents et les développements les plus forts sont à attendre au niveau d'agences web arrivant à se mettre au service des petits entrepreneurs en offrant un service de proximité, qualitatif et pour des couts raisonnables avec nécessairement une réelle approche industrielle ! 

2.3. Les principales explications de la non adaption pleine de la stratégie web par les entreprises françaises ?

Serez vous trouver dans cette image où se cache l'ordinateur de François Hollande ? 



On peut comme l'indique le rapport Mac Kinsey évoquer du côté des entrepreneurs
  • des difficultés organisationnelles,
  • un déficit de talents numériques,
  • des marges financières plus serrées que dans d’autres pays,
  • ainsi qu’un manque d’implication visible des dirigeants (vous avez déjà vu un politique de la promotion "Voltaire" avec un ordinateur ?) 
On peut également noter plutôt du côté des prestataires et agences web
  • problématique de compétences spécifiques aux métiers du web (peu de dirigeants d'agence ont été réellement formés aux métiers du web lors de leur parcours post bac) 
  • problématiques de rentabilité économique notamment due à l'absence de visions industrielles :
    • hétéréogénité forte des outils et méthodes,
    • chaines de production couteuses en termes de ressources humaines,
    • Enorme subjectivité dans le dialogue avec le client... 
 
  •  absence de réelles proximité et de confiance de la part des clients potentiels
    • les agences web sont pour la plupart relativement cachées : elles ne sont pas dans la cité
    • les agences web profitent du peu de compétences de leurs clients et prospects pour les noyer sous un jargon technique et dissimuler les vrais savoirs simples et accessibles 

3. Vous avez dit site web ? De quoi parle-t-on ?

3.1. Les sites web

Les sites web et les pages qui les composent reposent sur la transmission de données via un canal numérique, tous les sites Internet reposent sur des fondamentaux communs. Un site web correspond ainsi à l'assemblage organisé de fichiers différents : 
  • Les contenus :
    • contenus rédactionnels et structurant le code HTML
    • éléments multimédias qui apparaissent au sein de la page web mais correspondent à des fichiers indépendants : images, vidéos, cartes interactives 
  • La forme et l'interactivité
    • fichiers de code CSS et Javascript permettant la mise en forme graphique et l'interactivité 

3.1.1. Un contenu unique et de multiples mise en forme 

L'indépendance entre les contenus et la forme est caractéristique de ce média. En effet pour un même contenu nous pouvons ainsi avoir des mises en forme différentes et adaptées aux différents canaux de consultation (devices).


Google le plus célèbre aveugle du web 

Il est à noter que l'ensemble des moteurs de recherche ne perçoivent uniquement que le code HTML des pages web, ils n'arrivent pas à lire (pour l'instant en tout cas) les autres éléments de la page web que peuvent être les images, les vidéos, les fichiers flash... Autant dire qu'en termes de référencement naturel il faut soigner le code HTML et s'assurer que les contenus rédactionnels sont bien accessibles aux moteurs de recherche.

3.1.2. Les grands types de site web du point de vue technologique 

Historiquement sont apparues différentes familles de sites web : 
  • Les sites statiques :
    • il s'agit de sites constitués de pages web simple en html qui pour être mises à jour nécessitent
      • de récupérer les fichiers sur le serveur ou ils sont stockés pour être mis à disposition des internautes
      • de modifier le code html de ces fichiers (avec des logiciels comme Dreamweaver)
      • de transférer les fichiers modifiés à nouveau sur le serveur 
    • ils nécessitent une bonne technicité quant aux mises à jour,
    • ils ne permettent à l'internaute d'interagir avec le site et au site de collecter des données 
    • exemple : http://www.qualite-site-internet.fr/
  • Les sites en flash
    • ils ont été pendant quelques années très répandus 
    • Les animations flash ont connu un pic de popularité dans les années 2000, notamment dans le cadre d'animations humoristiques et sophistiquées.
    • La technologie flash étant considérée comme lourde et obsolète, de moins en moins de systèmes supportent Flash Player, et les animations flash tendent à disparaître aujourd'hui.
    • A lire par exemple http://romy.tetue.net/ne-faites-plus-de-sites-full-flash
    • Exemple de site en Flash https://disneyworld.disney.go.com/new-fantasyland/fr/
  • Les sites avec CMS : 
    • Un système de gestion de contenu ou SGC (Content Management System ou CMS) est une famille de logiciels destinés à la conception et à la mise à jour dynamique de sites Web ou d'applications multimédia. Ils partagent les fonctionnalités suivantes :
      • ils permettent à plusieurs individus de travailler sur un même document ;
      • ils fournissent une chaîne de publication (workflow) offrant par exemple la possibilité de mettre en ligne le contenu des documents ;
      • ils permettent de séparer les opérations de gestion de la forme et du contenu ;
      • ils permettent de collecter des contenus, informations postées par les internautes,
      • ils permettent de structurer le contenu (utilisation de FAQ, de documents, de blogs, de forums de discussion, etc.) ;
      • ils permettent de hiérarchiser les utilisateurs et de leur attribuer des rôles et des permissions (utilisateur anonyme, administrateur, contributeur, etc.) ;
      • Exemples de CMS : Drupal, ez publish, joomla, wordpress et des 100aines d'autres
  • Les CMS en SAAS (ou dans le cloud)

3.2. Le web marketing

Le web a révolutionné le marketing. La réactivité de ce média, sa flexibilité, la capacité de tout mesurer et d’interagir avec les consommateurs sont sans aucune mesure avec ce que l’on peut accomplir à la télévision ou dans la presse. On peut, de plus, toucher les consommateurs à chaque phase du processus décisionnel.

Le web a également révolutionné la consommation ! Une simple recherche, l’utilisation d’un comparateur de prix, la consultation d’avis d’autres clients permettent d’acheter en étant mieux informé. Les terminaux mobiles, smartphones et tablettes permettent d’interagir avec les marques en toutes situations. Les entreprises et leurs clients échangent librement sur les réseaux sociaux. 

Cette révolution n’a bien évidement pas fait disparaître la nécessité du marketing. Elle en a fait apparaître de nouvelles formes et ouvert de nouvelles possibilités. Mais les bases restent les mêmes...

Il sera toujours nécessaire de comprendre le consommateur et ses aspirations, de cibler les bonnes catégories de prospects avec des publicités pertinentes et de concevoir des campagnes à même de les convaincre !

3.2.1. Le site web point central des actions webmarketing 

La démarche webmarketing qui a pour support de base principalement le site web s’articule sur trois axes fondamentaux :
  • la conception du site web,
  • l’optimisation de la visibilité sur Internet et via l'ensemble des canaux générateurs de trafic,
  • la conversion et la gestion et fidélisation des clients.
Le webmarketing est donc en relations avec tous les aspects et métiers de la chaine de conception, production, et animations des sites web. 

Les stratégies webmarketing nécessitent pour plus d'efficacité de disposer d'un site web de qualité adapté aux cibles et aux taches qu'elles auront à assurer (ergonomie centrée utilisateur UX Design).

Ainsi dans la chaine de production des sites web des aspects liés à l'ergonomie, à l'environnement graphique,... pourront avoir de fortes influences sur le potentiel des actions webmarketing menées après la mise en ligne.

Tous les sites web qu'ils soient marchands ou non, leader nationaux ou acteurs locaux peuvent faire l'objet d'une approche webmarketing visant à développer l'activité de l'entreprise ou du porteur de projet.

Exemples
  • http://www.archiduchesse.com/
    • e commerce
    • stratégie de conquètes de nouveaux clients, de fidélisation
    • web marketing
  • http://www.ter.sncf.com/aquitaine/
    • antenne aquitaine des services TER
    • stratégie de simplification/fluidification des services des TER traditionnels, vente en ligne, fidélisation
    • marketing traditionnel et web marketing (blog,...)
  • https://www.pmu.fr/
    • leader du marché
    • stratégie de conquète de nouveaux parieurs, d'augmentation des paris de chaque parieurs, fidélisation
    • marketing traditionnel et web marketing
  • http://www.studioa-cours-danse-bordeaux.fr/
    • acteur local
    • stratégie de conquètes de propects devenant élèves
    • uniquement référencement naturel
  • http://www.invest-in-aquitaine.com/
    • acteur régional institutionnel
    • stratégie de conquètes de clients potentiels pour implantation en Aquitaine
    • marketing traditionnel et web marketing
Autant de sites différents, de cibles différentes, de budgets différents et de stratégies marketing différentes ! 
Dans tous ces cas le point central vers lequel renvoient les stratégies marketing est le site web.

3.2.2. Les exceptions

Le site web n'est pas toujours le point central :

4. La filière

Le marketing consiste à identifier et à satisfaire les besoins et les envies des consommateurs en concevant puis en faisant la promotion de produits et de services. La publicité est la discipline du marketing qui consiste à faire connaître les solutions qui vont permettre aux consommateurs de résoudre leurs problèmes et à les convaincre de les acheter. 

Le terme « marketing », lorsqu’il s’applique au web, prend une définition particulière : faire du marketing web consiste avant tout à faire venir des visiteurs sur un site web. 

Cette définition, quoique simpliste, à l’avantage d’aller à l’essentiel car le visiteur est la ressource primordiale d’un site internet. Faire du marketing web, c’est aussi poursuivre des objectifs de notoriété et de fidélisation, mais in fine, l’objectif est presque toujours d’attirer les internautes sur un site.

Dans le mode « hors ligne », pour faire leur promotion, les entreprises font appel à des agences publicitaires qui vont se charger de créer et de diffuser des publicités dans un journal, à la télévision ou par affiches dans le métro ou dans la rue.

L’objectif ? Que le public voit la publicité et que, ce faisant, naisse en lui le désir du produit, ou, que lorsqu’il verra ce produit en situation d’achat, il le choisisse plutôt qu’un produit concurrent. Mais comment cibler les consommateurs à même d’être réceptifs aux messages marketing ? En faisant la promotion dans les médias qu’ils consultent. Si je vends des produits autour de l’équitation, je vais faire de la publicité dans des magazines sur le cheval ou cibler les émissions autour de ce sujet à la télévision. Le marketing traditionnel est sur un mode passif: il envoie des messages et des images. À l’inverse, nous allons le voir, la publicité sur internet est interactive.

La mécanique qui permet à un site web de générer du revenu (le « business model ») pourrait être symbolisée par une boîte noire, une machinerie compliquée, où l’on ferait rentrer une matière première (les internautes) pour en faire sortir un produit fini (le chiffre d’affaire).

Le rôle du marketeur est de s’assurer que le site reçoive des visiteurs, de qualité et en quantité suffisante pour permettre sa rentabilité. Le marketing sur le web consiste donc à choisir des sites, ou des réseaux de sites, sur lesquels afficher des publicités suffisamment séduisantes pour inciter les internautes à y cliquer, et ce faisant à se rendre sur un site à finalité économique (le plus souvent) pour potentiellement y accomplir une action qui contribuera à son chiffre d’affaire. Rien de plus simple !

4.1. Annonceur

L’annonceur, c’est l’entreprise qui décide d’investir et de faire la promotion de ses produits (ou de son site) sur internet. C’est elle qui détient le budget de la campagne et qui dirige les différentes parties prenantes.

4.2. L’agence web / marketing web : les spécialistes

De nombreux annonceurs font appel à des agences pour prendre en charge leurs activités marketing sur internet. Toutes les agences ne sont pas égales et le choix peut s’avérer complexe.
  • D’une part, elles ne maîtrisent vraiment bien, en général, que certaines formes de marketing. Elles seront, par exemple, expertes en référencement et en marketing social mais moins performantes sur la publicité mobile.
  • D’autre part, le niveau de service et de disponibilité dépend de leur organisation.
    • Certaines agences salarient de nombreuses personnes, ce qui leur permet de produire l’ensemble des services (création, achat d’espace, diffusion) en interne.
    • D’autres préfèrent fédérer des prestataires extérieurs en plus de leurs ressources internes, ce qui leur permet de mieux absorber les changements parfois brutaux d’activités.
    • D’autres agences, enfin, sont des « one-man-show », des travailleurs indépendants qui, par eux-mêmes, gèrent et optimisent les publicités pour leurs clients.
Ces acteurs sont donc nécessairement flexibles. Ils s’adaptent d’une part à leurs clients (lancement d’opérations, changement de positionnement) et d’autre part au marché (les différentes formes de publicités sont en perpétuelle évolution). Pour les annonceurs n’ayant pas les moyens d’avoir des ressources dédiées au marketing sur le net et qui ne peuvent suivre le train d’enfer auquel va cette discipline, avoir recours à une agence de marketing est le bon choix. Cela n’exonère bien sûr pas des tâches d’encadrement et de contrôle. 

4.3. Les régies : pourvoyeuses d’espace

Les régies achètent ou réservent de l’espace (c’est-à-dire des emplacements où afficher des bannières) sur des sites web et le revendent aux annonceurs ou aux agences qui les représentent.

Plutôt que de négocier avec de nombreux sites l’organisation d’une campagne (qu’elle soit nationale ou très ciblée), il est parfois intéressant de passer par l’une de ces régies car elles entretiennent des relations suivies, et souvent contractuelles, avec un grand nombre de sites partenaires. Vous n’avez alors qu’un seul interlocuteur, la régie, lorsqu’il s’agit d’achat d’espace ou de diffusion publicitaire.

Qui dit un seul interlocuteur dit aussi souvent une seule facture et la possibilité d’acheter en gros. Les régies sont donc un simplificateur de l’achat d’espace notamment quand il est nécessaire d’en acquérir sur de nombreux sites différents.

Ces entreprises se spécialisent parfois dans un domaine bien particulier (le tourisme, la santé) ou sur des sites ou médias spécifiques (moteurs de recherche, Facebook, mobile). Il est donc parfois nécessaire de faire appel à plusieurs d’entres elles pour une campagne donnée, sauf si vous travaillez avec une agence qui s’en chargera pour vous.

Des groupes médias (comme celui du Figaro par exemple) ont en leur sein des régies internes dont le rôle est de vendre les espaces publicitaires du groupe à l’extérieur. Certaines régies sont en réalité mixtes, c’est-à-dire qu’elles revendent des espaces publicitaires appartenant à leur réseau de sites, mais aussi des espaces sur des sites dont la thématique est proche.

Ces sociétés ont un rôle important puisque elles permettent d’atteindre un grand nombre d’internautes rapidement, sans avoir à négocier avec tous les sites sur lesquels on souhaite annoncer. Pour les éditeurs de sites, les régies sont intéressantes également car elles s’occupent de rentabiliser leur audience sans qu’il soit nécessaire, pour eux, de démarcher des clients. Bien entendu ce service est rémunéré, logiquement, grâce à une commission sur les volumes publicitaires concernés.

Quelques exemples de régies françaises : Lagardère Active, HiMédia, Au féminin, SFR Régie et Weborama. Elles sont rassemblées au sein d’une association, le Syndicat des Régies Internet.

4.4. Réseaux et plateformes

Certains voudraient rassembler sous le terme de régie toute entité qui fédérerait des sites éditeurs pour les revendre aux annonceurs. Pourquoi pas ? Mais cela mettrait dans le même panier les sociétés, souvent locales, qui commercialisent les audiences des grands sites sur un territoire national, et les réseaux en libre-service, souvent américains, qui permettent d’annoncer sur une plateforme mondiale (Google Adwords, Microsoft Adcenter, Facebook et Admob).

Toutes ces plateformes fonctionnent comme des places de marché automatiques qui mettent en relation les annonceurs et les espaces disponibles sans intervention humaine, le tout au moyen d’enchères. Les annonceurs qui souhaitent investir un prix plus élevé obtiennent les meilleurs emplacements. Les régies locales ont bien sûr recours à une certaine dose d’automatisation mais fonctionnent tout de même globalement sur un modèle humain qui privilégie les échanges et les négociations là où les réseaux publicitaires privilégient l’autorégulation de l’offre et de la demande.

4.5. Fonctionnement type

Voici un exemple simplifié qui nous permettra de découvrir concrètement comment fonctionne le lancement d’une campagne :
  •  L’annonceur va se rapprocher d’une agence de marketing web. Elle va lui transmettre un résumé de ce qu’elle souhaite vendre, des messages qu’elle souhaite transmettre et des objectifs qu’elle souhaite atteindre.
  •  Cette agence, spécialiste en la matière, va proposer un plan marketing. Ce plan sera discuté, peut-être modifié, puis accepté. L’agence aura au préalable contacté différentes régies pour identifier des sites à même de relayer la campagne et négocié les tarifs de diffusion.
  •  Les créatifs, les personnes en charge de mettre le marketing en image, entrent alors en scène. Ils vont générer des maquettes de bannières qu’ils feront valider par l’annonceur.
  •  Ces bannières seront ensuite envoyées aux régies pour être diffusées (affichées) sur les sites choisis, aux emplacements définis et pendant la période convenue.
  •  Lorsqu’ils visiteront les sites en question, les internautes seront (pour certains) attirés par la publicité et décideront de cliquer dessus (pour environ 0,5% d’entre eux). Ils seront dirigés vers le site de l’annonceur, et pour quelques uns (1% environ) ils passeront commande.
Au terme de l’opération, l’annonceur recevra la facture de l’agence qui comprendra des frais pour les créations graphiques et le coût de la diffusion, pendant une période donnée, de leur publicité sur les sites choisis. Il recevra également un compte-rendu lui permettant d’estimer le retour sur investissement des campagnes.

5. Les principaux objectifs des sites web 

Lors de la création de sites web les principaux objectifs pour l'annonceur sont groupés en 4 thématiques 
 
  • La vente de produits ou de services
    • L’objectif est ici de faire venir les internautes sur un site pour qu’ils y accomplissent un acte d’achat. Cela est typiquement le but d’un site de e-commerce : vendre des produits. Pour accomplir cette tâche on cherchera le plus souvent à atteindre l’internaute lorsqu’il est en phase de recherche ou d’évaluation. Tenter de vendre à des personnes qui n’ont pas manifesté leur désir d’acheter est possible, mais reviendra toujours plus cher. Nous verrons dans la deuxième section comment le marketing des moteurs de recherche et les comparateurs de prix permettent de trouver des internautes qui sont justement dans ces phases de recherche et d’évaluation, proches de la décision d’achat. L’objectif de vente est à prendre au sens large. Si vous gérez une place de marché ou un réseau social, votre objectif sera avant tout la création de compte. L’objectif est différent mais le principe est similaire.
  • Les opérations visant à faire croître la notoriété
    • Les opérations de notoriété visent à faire augmenter la quantité d’internautes qui connaît un site, une marque ou un produit. On cherchera à accroître la notoriété mais également la considération et la préférence, c’est-à-dire le réflexe qu’ont les consommateurs, quand ils recherchent à satisfaire leurs envies et leurs besoins, de prendre en considération ou de préférer tel produit, tel site ou telle marque. L’objectif est donc de se faire connaître (par exemple : « achetez sur Amazon.com ») mais aussi de se donner une image positive que les internautes pourront mémoriser (par exemple : « Wine & Co, la plus belle sélection de vins et champagnes sur Internet »). Les campagnes de notoriété visent principalement les internautes en phase de reconnaissance d’un problème ou ceux qui pourraient y être confrontés.
  • Le recrutement d’internautes
    • Le recrutement consiste à faire des opérations qui permettent de récolter des coordonnées d’internautes qui seront ensuite utilisées à des fins de promotion, notamment par email. Aujourd’hui, cela consiste également à créer et à améliorer sa présence sur les réseaux sociaux, par exemple, en augmentant le nombre de ses « fans » sur Facebook, le nombre de ses abonnés sur Twitter ou sur Youtube. L’objectif final des opérations de recrutement est de se constituer des réservoirs d’audience future.
  • Les opérations de fidélisation
    • La fidélisation consiste tout simplement à faire revenir les internautes qui sont déjà convertis pour les inciter à acheter de nouveau.

6. Métiers du web 

Le premier métier du web est le Webmestre, littéralement le «Maitre du Web», mais il fut d'abord un Webdesigner qui conçoit et met en place le site internet dont la gestion est ensuite assurée par le Webmestre. Les autres métiers se rajoutant ensuite.

Les métiers du web ont souvent été considérés comme des métiers de l'informatique. Ils migrent maintenant vers des métiers de la communication et du marketing, en utilisant des outils informatiques.

On peut classer ces métiers en 8 familles.

6.1. La gestion de projet

  • Chef de projet web : dirige la conception et la réalisation du site
  • Architecte de l'information : organise et classifie l'information à publier

6.2. Programmation et développement 

  • Développeur : conçoit et réalise les éléments techniques du site
  • Programmeur : crée les applications ou sous parties en langage informatique
  • Animateur : crée des images animées (2D-3D), des applications flash, ou autres
  • Intégrateur : organise et intègre les différentes "briques" du site
  • Spécialiste bases de données : conçoit, crée, gère les bases de données du site

6.3. Exploitation 

L'équipe d'exploitation est chargée de l'hébergement, de la bonne marche du site web et de ses différents services en termes de disponibilité, de performance, de résilience et de sécurité. Elle est composée de plusieurs équipes:
  • Administrateur Réseaux: gère les équipements réseau (câblage, configuration des équipements réseaux, routage)
  • Administateur Système: administre les serveurs qui hébergent les services: couche système d'exploitation et applicative
  • Administrateur Stockage: assure la mise à disposition et l'accès aux données selon les besoins et l'usage
  • Administrateur de Bases De Bonnées (Database Administrator ou DBA): assure l'administration des bases de données. Il peut aussi être chargé de la modélisation des données
  • Administrateur Sécurité: assure la mise en place de la politique de sécurité. Il est responsable des accès internes et externes (droits applicatifs, flux réseaux), de la sécurité et de l'intégrité des données

6.4. Graphisme et webdesign 

  • Webdesigner : conçoit le site, avec ses différentes parties qui seront réalisées par lui-même ou d'autres intervenants
  • Graphiste : conçoit et crée les éléments graphiques
  • Illustrateur : crée les parties images du site
  • Ergonome : renforce l'accessibilité du site pour des publics particuliers, s'assure que les informations sont facilement accessibles à tous

6.5. Administration 

  • Webmestre : gère au quotidien le site web et le met à jour. il est aussi souvent responsable du développement du trafic

6.6. Gestion de l'information 

  • Documentaliste : collecte les informations qui seront publiées, il les vérifie et les valide avant publication
  • Juriste : vérifie la légalité des informations publiées
  • Gestionnaire de contenus : gère le contenu du site
  • Journaliste internet : écrit les textes, en prenant en compte les besoins du référencement moteurs de recherche (SEO)

6.7. Animation 

  • Animateur de site : gère l'ensemble des contributeurs de contenus du site
  • Gestionnaire de communauté : anime la communauté au travers du site, des réseaux sociaux, forums....

6.8. Marketing et promotion 

  • Référenceur : favorise le référencement naturel du site auprès des moteurs de recherche, il intervient des la conception du site
  • Webmarketeur : élabore et met en place avec les autres acteurs, la stratégie marketing internet du site ou de l'organisation

7. Conduite de projets web

Ce chapitre présente 3 stratégies pour aborder les projets web en commençant par la plus ancienne. Si l'organisation des différentes taches évolue selon les stratégies toutes les 3 nécessitent de traiter des taches similaires.

7.1. Gestion en cascade

C'est le principe "traditionnel" de conduite de projets web... 
   

Analyse

  • Les différentes phases du projet s'enchainent successivement 
  • Elles nécessitent l'intervention de nombreux profils professionnels spécialisés différents
    • Elle est donc clairement inadaptée aux petits projets/budgets 
  • Elles génèrent un effet tunnel pour le client final qui passe de la charte graphique au site fini
  • Ce principe de fonctionnement nécessite une très bonne compréhension/participation du client final (qui n'ait pas forcément aisée à obtenir)
  • Elle entraine beaucoup de sujectivités : on parle du futur site dans les spécifications, on en montre le rendu visuel non animé dans la charte... Mais le site web n'est pas une "simple" affiche publicitaire, c'est un outil interactif que le client final ne découvre réellement qu'une fois le projet entièrement terminé...
Face à l'énoncé de ces inconvénients dont il ne faut pas minorer l'impact d'autres alternatives sont apparues...

7.2. Gestion agile

A la place d'un traitement linéaire des différentes taches le déroulement du planning s'effectue sur des cycles courts (sprints) ou plusieurs phases se suivent successivement... Et le projet est décomposé en n sprints.

 

Comme toutes les gestions de projet en mode agile qu'elles portent sur le web ou toutes autres activités les bénéfices retirés sont notamment : 
  • Une meilleure réactivité pour la prise en compte des changements 
  • Une plus grande implication du client final et moins d'effet tunnel
  • Un périmètre projet défini en fonction des besoins et non en fonction des aspects commerciaux et contractuels 
Néanmoins en termes de couts le problème est un peu toujours le même, cette méthode de conduite de projets web :
  • nécessite de multiples intervenants (et donc un budget assez conséquent) 
  • nécessite une bonne compréhension du client qui ne peut être un "simple néophyte"

7.3. Gestion "légère"

Face aux petits budgets de certains clients (qui sont pour beaucoup aussi néophytes) les méthodes de conduite de projets traditionnels ou agiles ne sont pas satisfaisantes pour percer sur ce marché (offrant pourtant de belles opportunités) pour plusieurs raisons : 
  • en termes de coûts humains associés aux développements 
  • en termes de technicité nécessaire pour que le client final puis s'impliquer pleinement dans le projet et non le subir
  • en termes d'industrialisation (on a tendance à recréer la roue pour chaque projet...)
Cette remarque peut également porter sur des clients ayant des budgets plus conséquents mais étant totalement néophytes et/ou peu disponibles pour passer du temps pour dialoguer avec le chef de projet ! 

La solution envisagée alors est le recours à une conception à 100% basée sur le prototypage. 
 
A lire également : 

8. Les étapes du projet web

8.1. Les spécifications 

Ce document doit répertorier de façon plus ou moins exhaustive ou détaillé l'ensemble des aspects du projet web à tout point de vue (planning et phasage, technologies, webmarketing, design,...).

Pour ce faire tout doit commencer par une bonne collecte d'informations... 

8.1.1. Interview client 

Ce travail a lieu avant l'établissement par l'agence web de la proposition commerciale, il permet à celle ci d'être pertinente et établie de manière objective. Il s'agit de formuler un ensemble de questions concrètes qui vont permettre de préciser et de bien envisager le projet web...

Parmi ces questions on trouve notamment des aspects budgétaires, planning, fonctionnels, concurrentiels,...

8.1.2. Construisons une interview client type : atelier 

Voici le début d'une liste de questions correspondant à cette interview client à nous de la compléter par nos échanges... 
  • Quel est le nom/intitulé du service à mettre en ligne ?
  • Quels sont les noms de domaine à votre disposition pour ce projet ?
  • Description du service / concept / produit que votre site fournira,...

8.1.3. Plan des spécifications et périmètre 

On distingue à priori :
  • un Cahier des Charges et Spécifications Fonctionnelles (BRD, donc)
  • un Cahier des Charges et Spécifications Techniques (Product Requierements Document, PRD).
Pour reprendre un exemple cité sur le net, imaginons un département évènementiel qui souhaite avoir à sa disposition 100 bouteilles de vin par soir lors d’une conférence de 3 jours, le vin devant être porté à 14° : il s’agit du BRD. Le PRD étant l’expression technique du même besoin, à savoir la mise à disposition d’un espace de stockage approprié ayant telle ou telle particularité.

Cette segmentation possède de la pertinence sur les projets complexes et/ou très ambitieux, de manière plus pragmatique les "spécifications fonctionnelles et techniques" couvrent généralement l'ensemble des aspects suivants
  • Contexte du projet
    • but du projet 
    • personnes et organismes impliqués dans le projet 
  • Ambitions 
  • Contraintes sur le projet (juridique, culturelle, temporelle,...) 
  • Objectifs internes et externes 
  • Cibles principales et secondaires 
  • Tâches à traiter par les cibles 
  • Aspects webmarketing 
  • Front office
    • Respect des standards et normes 
    • Contenus 
    • Inventaire des fonctionnalités 
    • Ergonomie
      • Arborescence et architecture de l'information 
      • Définition des différentes pages types 
      • Description de l'architecture des pages types 
    • Qualités du site web
    • Orientations graphiques et design 
  • Backoffice
    • Outils de gestion de contenus 
    • Modalités d'administration
    • Sécurité  
  • Aspects techniques (maintenance, hébergement,)
  • Stratégies retenues 
  • Risques identifiés
  • Critères de réussite 
  • Opérations liées à la mise en ligne 
  • Exploitation du site 
  • Boite à idées pour les futures évolutions 
  • Modalités de recette 
  • Macro planning et livrables prévus 
  • Annexes

Remarques
 
  • Ce plan type peut être enrichi judicieusement par une synthèse provenant d'un benchmark sectoriel et conccurentiel venant alimenté en amont la réflexion et portant sur le territoire ciblé ou en dehors de celui-ci. 
  • Dans le cas de la création de nouvelles versions de sites web (refonte) les données webmarketing portant sur le site actuel, la prise en compte des retours utilisateurs apporteront des données subjectives et pertinentes à vos réflexions 

8.2. Wireframing et prototypage 

Suivant les modalités de conduite de projet cette étape a lieu en parallèle des spécifications ou après celles ci (elle peut aussi être réalisée en avant projet). 

Cette étape est cruciale car c'est la première étape ou se matérialise et se concrétise un peu le futur site. 

Il existe de nombreux outils différents pour produire du wireframing, des outils générant des wireframings non interactifs aux outils très proches du comportement d'une vraie page web... Par exemple l'outil Axure (extension pour chrome : https://chrome.google.com/webstore/detail/axure-rp-extension-for-ch/dogkpdfcklifaemcdfbildhcofnopogp) permet de produire des pages types animées et simulant les comportements mobiles, tablettes,...

8.2.1. Les principes

Si les outils sont mutliples la démarche est toujours la même : 
  • sur la base de l'arborescence envisagée dans les spécifications un certain nombre de pages types sont définies (accueil, contact, fiche produit, liste produit, actualités, liste actualités,...)
  • pour chacune de ces pages types le wireframing ou le prototypage va permettre de définir l'architecture de la page, son agencement dans l'espace, les comportements et interactions des différentes zones...

8.2.2. UX Design 

Le UX design apparu dans les années 2000 et en fort développement permet de placer l'utilisateur (les cibles) au coeur des processus de conception la finalité recherchée étant de mettre en place un site répondant réellement aux besoins et attentes des utilisateurs en leur permettant de traiter le plus efficacement l'ensemble des taches qu'ils devront réaliser sur le site. 

Ce processus ne révolutionne pas la conception de sites web mais permet de la rendre moins subjective. Cette sensibilité et sa prise en compte dans les processus de conception modifient quelque peu les étapes de spécifications et de prototypage en les rendant plus fusionnelles (les 2 approches devant avancer en même temps). Voici un schéma proposant les principes de l'UX Design.
 
 

8.2.3. Aller plus loin 

On peut envisager d'aller plus loin encore dans l'utilité du prototypage fonctionnelle si le site Internet réalisé et son prototype sont réalisés sur le même outil CMS.

Ainsi il n'y a plus 2 phases dissociées dans le projet générant des couts supplémentaires mais une seule phase avec un prototype, au départ simple ébauche du site qui glisse progressivement par de multiples petites évolutions vers le statut de site. 

Si dans la démarche et en termes budgétaire cette approche est la plus censée elle nécessite de disposer d'un outil de CMS facile à faire évoluer et non contraignant car la phase de prototypage nécessite d'explorer de multiples pistes.

8.4. Ergonomie et webdesign 

Cette étape de création de charte graphique réalisée par le directeur artistique va permettre sur la base des spécifications, des prototypes ou wireframings, et des exigences et contraintes graphiques apportées par le client de créer la charte graphique du futur site web en considérant si possible : 
  • l'ensemble des pages types composant le site web 
  • les adaptations mobiles et tablettes 
  • l'impression des pages 
Cettte étape est assez complexe car beaucoup de subjectivités interviennent à ce niveau ! 

8.5 Développements 

On peut distinguer les développements backend (PHP, JSP, bases de données) très techniques des développements front end (moins techniques et plus pluridisciplinaires : code HTML CSS JS + ergonomie + design + SEO). 

Ces 2 taches sont traitées parallèlement ou en cascades, elles font appel selon les projets à des spécialistes dédiés (développeurs backend et développeurs front end). 

8.5.1. Focus sur le rôle du développeur frontend : 

Son rôle et importance s'est accrue au cours des dernières années, il s'agit d'un maillon en charge de la production des pages web qui doit être apte à dialoguer avec les différents grands acteurs de la chaine de production :
  • Chef de projet, responsable communication, responsable marketing, consultants SEO, et experts (accessibilité, ergonome,...),
  • Directeur artistique,
  • Développeurs back end,
  • Administrateurs du site, et client final,...
Il est responsable de l'interface web et de son bon fonctionnement quelques soient les caractéristiques techniques des équipements de l'internaute et compétences de l'internaute. La qualité de son travail impacte aussi fortement le référencement naturel du futur site. 

8.5.2. Choix technologiques 

Concernant les développements backend, les choix technologiques effectués à ce niveau sont cruciaux, il existe de multiples CMS, de multiples langages de programmation différents...

S'il est difficile d'indiquer de manière formelle quel CMS et quels langages utilisés, certains facteurs importants sont à prendre en compte
  • développements et popularités des technologies/langages 
  • pérenité  des technologies/langages 
  • outils et technologies utilisées par les concurrents 
  • adaptation de la technologie/du CMS aux besoins internes et externes 
  • sécurité, fiabilité, maintenabilité, 
  • couts récurrents associés 
A priori ces choix techniques ne devraient être décidés que projet par projet après les étapes de spécifications et wireframing, dans la réalité ces choix sont souvent dictés par les agences web sur des prétextes plus ou moins judicieux. 

8.6. Mise en place des contenus 

Les contenus rédactionnels, iconographies, documents associés sont mis en place une fois les développements finalisés. Pour gagner du temps il est judicieux de rassembler ces éléments dès le début du projet car ce processus de collecte et de synthèse peut s'avérer long. 

L'ensemble des contenus mis en place doivent être particulièrement soignés car leurs impacts seront : 
  • essentiels en termes de référencement naturel
  • importants quant à la satisfaction des différents cibles
Lorsque des sites sont présentés en versions multilingues, pour envisager avec réussite chacune des versions de sites il est judicieux de ne pas considérer les sites comme des sites "miroirs" les uns des autres et traduits en plusieurs langues. L'approche culturelle nécessite souvent au contraire d'envisager chaque version de langue comme un site à part entière devant répondre à des attentes spécifiques et en phase avec le contexte culturel de chaque visiteur. 
 

8.7. Recette

Cette phase de vérifications avant la mise en ligne du site est organisée dès l'étape de spécifications si possible. La recette peut être suivant les projets particulièrement scrupuleuse en s'appuyant sur des outils dédiés (qui jouent des scénarios) et peuvent recouvrir des aspects très différents : 
  • performance et rapidité de chargement (tests de stress à la charge)
  • interopérabilité devices et navigateurs, 
  • sémantique des pages types (impact sur le référencement naturel) 
  • traitement des erreurs,...
A cette phase de recette est souvent associée un outil de reporting et de suivi/traitement des bugs spécialisés ou plus généralistes (redmine par exemple). 

8.8. Préparations à la mise en ligne et formations 

Cette étape correspond notamment à
  • La mise en place des outils d'analyse d'audience (Google Analytics, Xiti,...)
  • La mise en place des outils de suivi qualités (Opquast Reporting, Google Webmaster Tools,...)
  • La formation des différents gestionnaires du site 
  • Dans le cas d'une refonte de site la gestion des anciennes url (indexées par les moteurs de recherche) par la mise en place de redirections vers les nouvelles pages
  • On peut aussi associer à cette étape la mise en place de présence sur les réseaux sociaux grands publics et professionnels et leurs interconnexions avec le site qui sera mis en ligne (alimentation automatique des réseaux sociaux par flux...)

8.9. Ouverture commerciale du site 

Suivant les ambitions et budgets du projet cette étape couvre principalement 1 ou plusieurs aspects : 
  • Le passage obligé : la soumission aux moteurs de recherche et annuaires (au moins Google Bing Yahoo et DMOZ)
  • Suivant les budgets :
    • développement de la politique de netlinking
    • opérations webmarketing : liens sponsorisés (SEM), bannières publicitaires, mailings....

8.10. Exploitation et gestion du site en production 

Là encore il s'agit d'un point trop souvent ignoré...  Sans doute pour des raisons historiques beaucoup de porteurs de projet et parfois même d'agence web considèrent une fois le site ouvert au public que ce chantier est terminé, mais ce n'est qu'un début, contrairement à une affiche publicitaire imprimée une fois pour toute les sites web sont évolutifs en termes de contenus qui doit s'enrichir progressivement et en termes de fonctionnalités.

8.10.1. Aspects rédactionnels 

La mise à jour des contenus du site, la mise en place de nouveaux contenus, leur plus ou moins forte mise en valeur sont autant d'aspects importants à la fois pour le référencement naturel et la satisfaction des utilisateurs cibles du site. Pour les projets ambitieux aux budgets suivants il peut être très intéressant de mettre en place des comités rédactionnels se réunissant à période régulière et statuant sur les taches à traiter à court, moyen et long terme.

8.10.2. Concept d'enrichissement et d'amélioration progressive

L'apport de la méthodologie agile d'une part, de l'UX design d'autre part et l'évolutivité des sites web a permis l'essor d'une approche dans la création de sites web fondée sur l'enrichissement et l'amélioration progressive. 

Le principe est simple, plutot que de vouloir mettre en ligne le site dans sa version finale, celui ci est mis en ligne dans une version simplifiée, qui évoluera étape par étape. Les intérêts de cette approche résident notamment dans : 
  • La sécurisation des investissements 
  • Une meilleure prise en compte des retours/attentes des utilisateurs 
  • L'affichage d'un dynamisme du site ou de la société (effet d'image)

9. Ruptures du numérique

Je vous invite à consulter la vidéo de Serge Soudoplatoff - Les vraies ruptures d'Internet